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Guy Moquet, militant communiste.
«On ne l’a pas fait exprès» : le ministère de l’Education était hier d’une grande sobriété pour expliquer l’absence de toute mention de l’engagement communiste de Guy Môquet dans la circulaire du 30 août décrétant le 22 octobre journée de commémoration.Guy Môquet y est présenté comme «un élève résistant du lycée Carnot arrêté à 16 ans en octobre 1940 puis fusillé le 22 octobre 1941». Il ne s’agirait donc que d’une étourderie, alors qu’il est établi que Guy Môquet a été arrêté car il distribuait des tracts du PCF ? Sarkozy avait proposé que la lettre soit lue non comme «celle d’un jeune communiste», mais comme celle d’un Français se sacrifiant pour sa patrie…
(source : Libé)
Entretien avec H Guaino, conseiller principal de N.S.
Si vous étiez professeur, que leur diriez-vous, lundi, à vos élèves ?
Je lirais la lettre de Guy Môquet. Je soulignerais ce qu’il y a d’universel dans cette magnifique figure de la jeunesse. Il y a beaucoup à dire sur ce garçon qui, au seuil de la mort, écrit une lettre d’amour et de courage, sans aucune trace de haine. A partir de cette lettre, le professeur d’histoire peut expliquer qu’il s’agit d’un drame ordinaire de cette période. Guy Môquet n’est pas une grande figure de la résistance de la stature d’un Jean Moulin. Il est communiste, comme son père emprisonné. Il résiste à sa façon. Il tombe victime de la barbarie nazie. A ce moment-là, il est l’un des plus beaux visages de la France.
Et Guy Môquet ? Qu’aurait-il dit à N.S. ?
Conservateur du Musée de la Résistance nationale, Guy Krivopissko a publié « La vie à en mourir, Lettres de fusillés 1941-1944 », aux éditions Tallandier. Un premier recueil de lettres d’adieu des fusillés de la Résistance. Il recommande la lecture du poème saisi sur Guy Môquet le jour de son arrestation « pour comprendre ces jeunes qui sont entrés en résistance ».
« Parmi ceux qui sont en prison
Se trouvent nos 3 camarades
Berselli, Planquette et Simon
Qui vont passer des jours maussades
Vous êtes tous trois enfermés
Mais patience, prenez courage
Vous serez bientôt libérés
Par tous vos frères d’esclavage
Les traîtres de notre pays
Ces agents du capitalisme
Nous les chasserons hors d’ici
Pour instaurer le socialisme
Main dans la main Révolution
Pour que vainque le communisme
Pour vous sortir de la prison
Pour tuer le capitalisme
Ils se sont sacrifiés pour nous
Par leur action libératrice.»
(source : Libé)
ClaudeR président
25.10.2007 à 21:18
En ces temps où démagogie rime souvent avec sensiblerie, voici un article qui replace
les événements douloureux de notre histoire dans leur véritable contexte.
http://www.historia-nostra.com/index.php?option=com_content&task=view&id=582&Itemid=60