Archive pour 30.9.2007

Menacés d’expulsion, deux enfants interdits de cantine

Peut-on interdire l’accès à la cantine d’une maternelle à deux bambins menacés d’expulsion ? Oui, sans problème, selon le maire UMP de Digoin (Saône-et-Loire) Maxime Castagna. Il ne souhaite pas « se mettre en travers » d’une décision de justice. Deux enfants de 5 et 3 ans risquent en effet de quitter la France avec leur mère, sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière.

C’est un membre de RESF (Réseau éducation sans frontières), Jean-Michel Labonne, qui a publiquement dévoilé l’affaire : « La mère des deux enfants, une Congolaise enceinte de 8 mois d’un citoyen français, a reçu une lettre signée par le maire, indiquant que Gracia et Beni ne seraient plus acceptés à la cantine de leur école à partir du 27 septembre, sans donner de motif ».

Contacté par lefigaro.fr, il ajoute que « le maire de Digoin est quelqu’un de plutôt discret. Mais on a l’impression qu’avec cette décision, il a voulu faire plaisir à la sous-préfecture qui a des objectifs précis de reconduite à la frontière ».

le Figaro 28/09/2007

Claude R. Président

Rafles…sans commentaire

Laurent Giovannoni est le secrétaire général de la Cimade (Comité intermouvements auprès des évacués). La Cimade est la seule ONG habilitée à intervenir dans les centres de rétention

«D’un point de vue d’une juste utilisation du français, rafle est le mot juste. Nous avons hésité à l’utiliser. Mais nous avons décidé de le faire de façon rare. Parce qu’il est chargé. Ce mot est très chargé parce qu’il fait directement référence dans l’histoire française au régime de Vichy et la rafle du Vel d’Hiv. Il y a effectivement une notion tabou autour de ce mot. Il a fallu soixante ans pour que soit admise la responsabilité de l’Etat français dans les arrestations et les déportations au moment de la rafle du Vel d’Hiv. Il a fallu attendre la déclaration de Jacques Chirac en 1995, pour reconnaître la responsabilité de l’Etat français, comme quoi c’est quelque chose qui est effectivement tabou.»
«On a vu réapparaître des rafles à partir de 2004 et 2005. Très précisément en application de la politique du chiffre imposée par le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy qui a donné à ses services un objectif chiffré en matière de reconduites à la frontière.

Claude R. Président

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